DANGER de la Somnolence au volant


La somnolence est un état intermédiaire entre le sommeil et l’état de veille. Au volant, elle peut avoir des origines diverses : déficit de sommeil, repas copieux, absorption d’alcool, de médicaments ou de stupéfiants ; elle peut aussi être liée à un problème de santé. Pour remédier à ce phénomène d’assoupissement, pas de miracle. La pause est le seul moyen de venir à bout de la somnolence. Il est conseillé d’en faire une toutes les deux heures, mais ce délai doit être réduit si l’on se sent fatigué.

Des signes qui ne trompent pas

Il est impossible de lutter contre la somnolence au volant qui s’amplifie au fil du parcours. Le conducteur ne perçoit pas forcément cette évolution qui peut se terminer par l’endormissement. Une situation qui peut mener à une déviation de la trajectoire et donc à l’accident. Dès les premiers signes de fatigue, il est donc urgent de faire une pause. Certains signes ne trompent pas et peuvent vous servir d’alerte sur votre état de conduite. En voici quelques-uns :

 

 

  • Les bâillements : ce sont les tout premiers signaux. Ils se multiplient dans le temps.
  • Le besoin de changer de position et de se passer les mains sur le visage
  • Le regard : vos yeux commencent à picoter, les paupières s’alourdissent et vous avez de plus en plus de mal à conserver un regard fixe, donc à vous concentrer sur votre conduite
  • La sensation d’avoir des absences, de ne pas souvenir de la route que vous venez de faire
  • Le franchissement même léger des lignes et des bandes d’alerte sonores en bordure d’autoroute
  • Les douleurs dans le dos. Elles peuvent aussi apparaitre au niveau de la nuque et des épaules qui se raidissent
  • L’engourdissement des jambes qui accentue l’inconfort et le besoin de bouger sur son siège
  • L’impression que les autres conduisent mal
  • Le questionnement des passagers sur votre état : « Tu viens de bailler ? Tu n’es pas trop fatigué ? »

Des précautions à prendre

Afin de limiter les risques de somnolence au cours d’un trajet, le conducteur doit se mettre dans les meilleures conditions physiques possibles bien avant de partir :

  • Être reposé : après une bonne nuit de sommeil, en évitant de prendre la route après une journée de travail et en évitant de conduire la  nuit. Si vous partez tôt le matin, assurez-vous de charger le véhicule la veille au soir.
  • S’installer confortablement derrière le volant en réglant correctement le siège et le dossier.
  • Prévoir un repas léger, sans alcool. Surtout ne pas commencer son voyage le ventre vide.

Les facteurs aggravants à éviter

Certains facteurs favorisent, voire aggravent la fatigue. Mieux les connaître permet d’éviter d’accumuler les risques :

  • Un repas trop riche : un repas trop lourd et/ou agrémenté d’un peu d’alcool entraîne une période de digestion propice à l’endormissement. C’est pour cela que le début de l’après-midi est une période à risque.
  • Aération/chauffage/climatisation : une mauvaise aération de l’habitacle peut aggraver votre état de fatigue. C’est également le cas d’un excès de chauffage ou de climatisation. Veillez toujours à n’avoir ni trop chaud ni trop froid.
  • Médicaments : certains médicaments sont peu recommandés voire incompatibles avec la conduite. Des pictogrammes (visibles sur l’emballage) vous renseignent rapidement. Dans tous les cas, reportez-vous toujours à la notice !

 

De plus, un parcours inconnu, une circulation dense, des conditions atmosphériques mauvaises (pluie, brouillard…), un trajet de nuit, des soucis (personnels ou liés au fonctionnement du véhicule) sont autant de situations qui fatiguent.

 

La pause s’impose

À savoir

Au-delà de 17h d’affilée sans sommeil, les réflexes du conducteur diminuent autant que s’il avait un taux d’alcool de 0,5 g/l dans le sang.

Les pauses font partie du trajet. Il est nécessaire de s’arrêter toutes les 2 heures et plus si nécessaire, dès les premiers signes de fatigue. En effet, contrairement à la faim ou la soif, le sommeil est irrépressible. Si vous tentez de lutter contre lui, il reprendra ses droits tôt ou tard. Pour réussir votre pause :

  • Choisir un endroit adapté, calme et sans danger (une aire d’autoroute)
  • Aérer le véhicule et faire un peu d’exercice (marche, étirements)
  • Boire de l’eau et manger légèrement

 

Si le besoin s’en fait sentir, si la pause-détente ne suffit pas : n’hésitez pas à abaisser votre siège pour vous allonger, vous relaxer ou même dormir, ne serait-ce que 10 ou 15 minutes pour repartir plus frais.

Et si rien n’y fait, une seule solution :

laisser le volant à un passager en état de conduire !

 

 

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedintumblrmail